Alexandre Benalla dénonce une "utilisation médiatique et politique" de ses actes

Après plusieurs jours de silence, Alexandre Benalla s’est exprimé par le biais de ses avocats. Il considère que cette affaire "sert manifestement aujourd’hui à porter atteinte à la présidence de la République".

(Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, a dénoncé lundi 23 juillet "l’utilisation médiatique et politique" de son intervention contestée du 1er mai à Paris, qu’il a justifiée par la volonté de "prêter main-forte" aux policiers face aux manifestants, dans un communiqué de ses avocats, Maîtres Laurent-Franck Lienard et Audrey Gadot.

Dans ce communiqué, révélé par LCI et TF1, Alexandre Benalla, mis en examen dimanche 22 juillet au soir, notamment pour "violences en réunion", raconte avoir repéré ce jour-là "deux individus particulièrement virulents" et avoir voulu aider "à la maîtrise de ces personnes", comme l’y autorise l’article 73 du code de procédure pénale.

"Cette initiative personnelle", selon lui, "sert manifestement aujourd’hui à porter atteinte à la présidence de la République dans des conditions qui défient l’entendement".

M. Benalla avait été filmé le 1er mai aux côtés d’un employé du parti présidentiel La République En Marche, Vincent Crase, mis en examen lui aussi, en train de frapper et malmener des manifestants le jour de la Fête du travail, à Paris.

Alexandre Benalla parle d’une intervention "sans violence"

L’ancien chargé de mission à l’Élysée affirme avoir "été invité" par la direction de l’ordre public et de la circulation de la Préfecture de police de Paris, à accompagner les policiers en tant qu'"observateur" de leurs opérations de maintien de l’ordre.

Alexandra Benalla affirme dans ce communiqué que son "action vigoureuse mais menée sans violence n’a causé aucune blessure".

Il dit aussi avoir "immédiatement rendu compte de son intervention personnelle qui lui a été vivement reprochée" et avoir "fait l’objet d’une sanction administrative de la part de son employeur".

Selon Bruno Roger-Petit, porte-parole de l’Élysée, l’ex-collaborateur du chef de l’État, dont le licenciement a été annoncé vendredi, avait été mis à pied 15 jours en mai et "démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président". Il apparaît pourtant sur plusieurs clichés récents aux côtés de M. Macron ou du couple présidentiel.

Dans l’enquête judiciaire en cours, confiée dimanche 22 juillet à un juge d’instruction, trois hauts gradés de la police ont également été mis en examen dimanche soir pour "violation du secret professionnel" et "détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection".

Déjà suspendus la semaine dernière, ils sont soupçonnés d’avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits.

Konbini avec AFP