Jawad Bendaoud interné en psychiatrie ? L’intéressé dément

Jawad Bendaoud, longtemps surnommé "le logeur de Daesh", aurait brièvement été interné mercredi 13 juin pour une crise de démence.

Jawad Bendaoud lors de l’interview qui l’a rendu célèbre, en 2015.(© BFM TV)

Mercredi 13 juin, Jawad Bendaoud aurait été interné en hôpital psychiatrique, selon une information de BFM TV confirmée par France Info. Le jeune homme aurait été pris d’une crise de démence alors qu’il se trouvait au domicile de ses parents, à Saint-Denis.

Ses parents auraient appelé les secours après qu’il a commencé à dégrader leur appartement. Il aurait ensuite été conduit à l’hôpital, où il aurait été interné avant de ressortir quelques heures plus tard et d’être ramené chez lui par son père. Aucune plainte n’aurait été déposée à son encontre.

"Bande de sales menteurs"

De son côté, Jawad Bendaoud a posté plusieurs messages sur le réseau social Snapchat. Selon lui, l’information serait fausse et ce serait son voisin qui aurait appelé la police après avoir entendu du bruit dans l’appartement où il se trouvait :

"Bande de gros fils de pute de journalistes c’est pas ma famille qui a appelé la police c’est un voisin bande de grosses merdes. Je suis pas en psychiatrie bande de sales menteurs de merde, vous ne cherchez qu’à faire de l’argent sur mon dos bande de grosse salopes."

Et d’ajouter :

© Capture d’écran Snapchat

Le 12 avril dernier, celui que Slate surnommait "le bouffon dont la France avait besoin" déclarait à Libération : "elle est foutue ma vie". Le jeune homme de 31 ans, au casier judiciaire déjà très rempli, a eu beau avoir tenté de se faire discret depuis sa relaxe en février dernier dans le procès des attentats du 13 novembre, où il était sûr "à 80 %" d’être "condamné", attire encore une fois l’attention.

Le 25 avril dernier, Jawad Bendaoud avait été condamné par le parquet de Bobigny à une peine de six mois de prison avec sursis pour avoir proféré des "menaces de mort" à l’encontre de son ancienne conjointe. Concernant les suites des attentats du 13 novembre 2015, il pourrait encore être condamné puisqu’il sera jugé en appel en novembre prochain pour "recel de malfaiteurs terroristes".

Cet article a été publié le 14 juin à 11 h 01 et modifié à 15 h 50.