Donald Trump accuse le FBI d’avoir infiltré sa campagne et demande une enquête

Donald Trump l’assure : le FBI a joué un rôle durant la campagne présidentielle. Il demande l’ouverture d’une enquête. Chez les démocrates, on crie au "non-sens" et à l'"abus de pouvoir".

"J’exige ici, et je le ferai officiellement demain, que le ministère de la Justice détermine si oui ou non, le FBI a infiltré ou surveillé ma campagne à des fins politiques – et si de telles demandes ont été effectuées par des gens au sein de l’administration Obama."

Dimanche 20 mai, le président américain a, pour changer, publié une série de messages sur son compte Twitter. Dans l’un d’eux, le chef d’État a officiellement demandé l’ouverture d’une enquête : il accuse le FBI d’avoir infiltré sa campagne présidentielle.

D’après le New York Times, le FBI a en effet envoyé des émissaires pour investiguer sur la campagne de Donald Trump, mais pas pour les raisons invoquées par ce dernier. Ils auraient rencontré George Papadopoulos et Carter Page, les spécialistes des questions étrangères durant la campagne présidentielle, afin de déterminer s’il y a eu ou non une ingérence russe.

Un "abus de pouvoir"

À propos du New York Times, Donald Trump avait déclaré qu’il s’agissait d’un journal "défaillant et malhonnête (mais pas aussi malhonnête que Hillary Clinton)". Quant au FBI, il l’accuse d’avoir organisé une "chasse aux sorcières" à son encontre.

Ces accusations de Trump tombent à pic, alors que le procureur spécial Robert Mueller mène l’enquête sur d’éventuels liens entre ce dernier et la Russie. Pour le député démocrate Adam Schiff, ça ne fait aucun doute, Donald Trump cherche évidemment à allumer un contre-feu et à détourner le public de l’enquête dont il fait l’objet :

"L’affirmation de Trump selon laquelle il y aurait eu un 'espion' embarqué est un non-sens. Sa 'demande' auprès du ministère de la Justice d’enquêter sur quelque chose qu’ils savent être faux est un abus de pouvoir, et un effort pour attirer l’attention ailleurs que sur ses problèmes judiciaires grandissants. Peu importe que le ministère de la Justice ait averti que des vies et des alliances sont en jeu. Il s’en fiche."