En 2018, 1 enfant français sur 30 pourrait être conçu par PMA

L’Institut national d’études démographiques a publié son rapport pour l’année 2018.

(BSIP/UIG via Getty Images)

Le 24 février 1982 naissait Amandine, le premier bébé-éprouvette français. Trente-six ans plus tard, les FIV (fécondation in vitro) se sont grandement développées et "leur nombre ne va cesser de croître" dans les prochaines années, écrit l’Ined (Institut national d’études démographiques) dans un rapport publié ce lundi 4 juin.

De manière générale, toutes les techniques de PMA (procréation médicalement assistée), que ce soit les FIV ou les inséminations artificielles, se sont développées en France, mais ce sont les premières qui sont les plus répandues, représentant 70 %.

Fin 2014, le nombre d’enfants conçus par FIV atteignait les 300 000, après plus de trente ans d’existence. "Si la tendance se poursuit au rythme observé depuis 30 ans, la France devrait arriver d’ici la fin 2019 à un total de 400 000 enfants conçus par FIV", prévoit l’Ined, qui explique que la même tendance s’observe dans les autres pays du monde.

Mais le chiffre le plus étonnant de cette étude est le suivant : cette année, le nombre d’enfants conçus par le biais de la procréation médicalement assistée devrait monter à 1 sur 30, "qu’il s’agisse d’une fécondation in vitro ou d’une insémination artificielle", précise l’Ined. L’institut rappelle que dans 95 % des cas, les gamètes sont issus des deux parents et que rares sont les cas qui nécessitent un tiers donneur.

Aujourd’hui en France, la PMA est uniquement autorisée aux couples hétérosexuels stériles, mais l’éventualité de la rendre possible aux couples lesbiens et aux femmes seules est sérieusement envisagée. En effet, début janvier, un sondage mettait en lumière un changement des mentalités : 60 % des Français·es interrogé·e·s approuvaient l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron s’y était également déclaré favorable, mais il y a quelques semaines, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur Jacqueline Gourault était interrogée sur ce sujet dans l’émission Dimanche en politique et ne semblait pas savoir à quoi l’on faisait référence…