La famille d’Arnaud Beltrame n’a jamais refusé que les villes FN aient une rue à son nom

Une information circulait selon laquelle la famille d’Arnaud Beltrame s’opposait à ce que les municipalités FN baptisent leurs rues ou leurs bâtiments publics du nom du colonel. Cette dernière a démenti.

Évreux, Rennes, Lille ou encore Créteil pourraient prochainement avoir une rue Arnaud-Beltrame. Jeudi 19 avril, on apprenait de L’Essor de la gendarmerie nationale que la famille du colonel s’opposait à ce que des villes étiquetées Front national puissent faire de même. Contactée par Le Parisien, sa mère dément fermement :

"Arnaud Beltrame est français. Il appartient à tout le monde. […] C’est du n’importe quoi. Qui sait si, dans deux ans, ces mairies seront toujours tenues par le Front national ?"

Depuis les lois de décentralisation de 1982, il appartient à chaque municipalité de choisir le nom de ses voies et bâtiments publics, et contrairement à ce que l’on avait pu écrire, les proches d’Arnaud Beltrame n’auraient pas pu s’y opposer, même s’ils l’avaient voulu.

La municipalité d’Hénin-Beaumont, qui avait été l’une des premières à manifester son souhait de rebaptiser l’une de ses artères principales du nom du défunt colonel, pourra donc le faire. Arnaud Beltrame s’était sacrifié le 23 mars dernier pour sauver la vie d’une otage lors de l’attentat de Trèbes.

À noter que partout en France, plusieurs collèges porteront le nom du héros : notamment à Pégomas, près de Cannes, comme le rapporte Nice-Matin, ou encore à Mussidan, en Dordogne, selon Sud Ouest. La ville de Saint-Cyr-l’École, en Yvelines, où il a étudié en classe préparatoire du lycée militaire, va également donner son nom à un boulevard tracé dans un nouveau quartier, comme l’affirme Le Parisien.

Une quarantaine de villes françaises ont déjà décidé de baptiser une rue, un établissement scolaire ou un bâtiment municipal du nom du colonel Beltrame.

Article publié le 19 avril à 15 h 30, modifié à 16 h 45