La France pourrait accueillir l’Aquarius et ses 141 passagers

Le président du port de Sète s’est dit prêt à accueillir le bateau de sauvetage.

(c) Konbini

En Méditerranée, les jours se suivent et se ressemblent. Deux mois après le blocage de l’Aquarius en mer, faute de port acceptant de lui accorder l’asile, l’histoire se répète. L’Italie et Malte, proches de la zone où opère ce bateau de sauvetage affrété par SOS Méditerranée, ont à nouveau opposé une fin de non-recevoir, comme le rapporte l’association sur son compte Twitter.

C’est finalement la France qui pourrait accueillir le bateau humanitaire. Interrogé sur France Bleu Hérault, le président du port de Sète, Jean-Claude Gayssot, s’est dit prêt à recevoir le navire :

"Je comprends que les choses sont complexes, y compris qu’il faut combattre les passeurs. Mais là, il s’agit de vies humaines. Tout doit être second par rapport à l’humain, par rapport à sauver des vies, des familles, des femmes et des enfants."

Dans l’attente du feu vert des autorités

Toutefois, il n’y a pas encore de quoi se réjouir. Celui qui fut aussi ministre des Transports sous le gouvernement Jospin a soumis cet accueil à condition, "si les autorités françaises se chargent des migrants".

Ce dernier attend donc le feu vert de l’exécutif. En juin dernier, c’est l’Espagne qui avait accueilli le bateau affrété par SOS Méditerranée et les 629 migrants qui se trouvaient à son bord.

Cette décision n’a pas manqué de faire réagir la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui s’y est opposée avec véhémence.

Cela fait donc trois jours que les 141 passagers de l’Aquarius, sauvés près des côtes libyennes vendredi 10 août, sont dans l’attente. Comme de plus en plus souvent, les dirigeants européens sont restés sourds aux appels à l’aide du bateau qui a déjà sauvé près de 30 000 personnes depuis 2016.