Hôpital psychiatrique du Rouvray : bientôt des moyens supplémentaires ?

Les grévistes ont rencontré mardi l’Agence régionale de santé pour discuter de la création de nouveaux postes.

La situation évolue à l’hôpital psychiatrique du Rouvray (Seine-Maritime), près de Rouen. Hugo Clément et Clément Brelet s’y étaient rendus la semaine dernière, pour rencontrer des aides-soignants en grève de la faim depuis le 21 mai.

Quinze jours après le début de leur mouvement, leurs revendications commenceraient-elles à être entendues ? Mardi, l’intersyndicale en grève a en tout cas rencontré pour la première fois l’Agence régionale de santé (ARS) depuis le début de la grève de la faim.

Celle-ci s’est engagée à débloquer des "moyens supplémentaires et à proposer des créations de postes", indique-t-on mercredi du côté de l’agence de santé, sans plus de précisions pour autant. Contactés par Konbini news, des membres du personnel soignant en grève avancent le chiffre d’une vingtaine de postes supplémentaires créés. Une information qui n’a pas été confirmée à ce jour par l’ARS.

En dépit de ces avancées, le personnel en grève demande toujours la création de 52 postes supplémentaires pour faire face à la surpopulation et la surcharge de travail qui l’empêche de soigner convenablement les patients. À cause des rythmes imposés, beaucoup ont l’impression de les maltraiter.

Quatre personnes toujours en grève de la faim

Une seconde rencontre entre l’intersyndicale et l’ARS était prévue aujourd’hui. En attendant, quatre personnes poursuivent toujours leur grève de la faim, dont une qui entame son seizième jour de jeûne. Jean-Yves et Marc-Aurélien, qui avaient témoigné au micro de Konbini news, ont dû quant à eux être hospitalisés en état d’urgence lundi. S’ils ont pu sortir, un autre gréviste, Manos, était toujours en soins mercredi.

De son côté, la ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, a annoncé l’envoi de trois émissaires sur place afin de mener un audit, rapporte l’AFP.