La punition des étudiants qui se sont déguisés en membres du Ku Klux Klan : prendre des cours d’Histoire

La sanction est tombée lundi 2 juillet : deux semaines après l’immense tollé provoqué par la publication de photos racistes sur les réseaux sociaux, l’université a décidé d’éduquer les jeunes fautifs.

Certains choisissent d’arriver à une soirée déguisée grimés en super-héros ou en animaux, et puis d’autres… en membres du Ku Klux Klan ou en nazis, l’organisation suprémaciste blanche américaine, et en Noir, avec une "blackface".

On peut dire que ces étudiants australiens de l’université Charles Stuart, dans la ville de Wagga Wagga, en Nouvelle-Galles du Sud, ont pris à la lettre le thème de la soirée déguisée à laquelle ils se rendaient le 14 juin dernier : "Trouvez-vous une tenue qui vous mettrait légalement dans la merde."

Dans la série "politiquement incorrect", ils n’ont pas trouvé mieux que de choisir le Ku Klux Klan mais de surcroît, de se faire photographier et de publier le cliché sur le réseau social Instagram. La photo, supprimée depuis, avait provoqué de vives réactions. Tout comme celle de leurs camarades déguisés en nazis et en juifs portant le pyjama rayé et l’étoile jaune, rivalisant de bon goût.

Une mesure instructive

Dans la foulée de l’incident, l’université où étudient les jeunes avait publié un message pour indiquer qu’elle ne "tolérera[it] aucun comportement offensant de ce genre". "Ça ne reflète pas les valeurs de notre faculté et nous condamnons fermement ces actions. L’université Charles Stuart enquête actuellement sur ces incidents ainsi que les publications sur les réseaux sociaux", avait-elle ajouté.

Concernant l’hôtel où avait lieu la soirée, le quotidien australien le Sydney Morning Herald a rapporté qu’il subissait une vive publicité négative depuis la parution des photos. Quand à l’université, elle a publié un communiqué de presse lundi 2 juillet pour faire part de sa décision.

Les sanctions infligées aux étudiants, qui, d’après l’université, ont chacun fait part de leurs "remords", vont de l’exclusion à la "suspension incluant l’obligation de valider le programme Cultures aborigènes d’Australie, histoire et réalités contemporaines". En somme, l’idée est de les éduquer pour les sensibiliser.