Montpellier : la justice ordonne l’évacuation de l’université Paul-Valéry

Après des semaines entières de blocus, le tribunal administratif de Montpellier a tranché : l'université Paul-Valéry doit être évacuée.

Jeudi 18 avril, la justice a ordonné l’évacuation de l'université Paul-Valéry, comme le rapporte Midi Libre. C’est Patrick Gilli, le président de l’université, qui avait déposé une requête auprès du tribunal administratif. Bloquée depuis mi-février, cette dernière devait être évacuée dans l’après-midi car, selon le verdict du tribunal, cette dernière "présente un caractère d’utilité et d’urgence".

Toujours selon le tribunal, l’occupation de la faculté pour protester contre la réforme des universités "préjudicie gravement et immédiatement à l’organisation des examens et à la possibilité pour les étudiants de postuler à des stages professionnels, à des emplois ou à des inscriptions auprès d’autres universités pour la poursuite de leur cursus", comme le rapporte Le Figaro.

Patrick Gilli a écrit un communiqué pour réagir à cette annonce. Pour lui, "cette décision conforte la stratégie que la présidence et les composantes ont mise en place, à savoir la tenue des examens à distance, faute de pouvoir les assurer sur le campus". Il poursuit :

"Nous nous réjouissons que les efforts exceptionnels déployés par l’ensemble de notre communauté étudiants, enseignants, personnel administratif, technique et de bibliothèque pour assurer la continuité du service public et préserver l’avenir de nos 20000 étudiants n’aient pas été réduits à néant du fait de l’action introduite par deux syndicats."

De son côté, joint par téléphone, Arnaud, étudiant en troisième année à l’Iris et membre du comité de mobilisation de Paul-Valéry, explique qu’il s’attendait à un tel verdict : "La décision n’a rien d’étonnant, c’est dans la ligne directe des messages relayés par la direction."

Néanmoins, à la question "les étudiants commencent-ils à évacuer ?", il répond : "Pas du tout." Il assure toutefois qu’en cas d’intervention des forces de l’ordre, ils évacueront pacifiquement, le tout sans renoncer : "S’ils nous forcent à partir, on reviendra plus nombreux. On reviendra autant de fois qu’il le faudra."

Source de la photo en feature : page Facebook "Montpellier Poing Info".