Iran : des députés protestent contre Trump en brûlant un drapeau américain en plein Parlement

L’annonce du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien a suscité la colère de nombreuses personnalités politiques à Téhéran.

Donald Trump a provoqué la colère de Téhéran en annonçant le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, le mardi 8 mai. Ce mercredi matin, des députés iraniens ont ainsi brûlé un drapeau américain en papier et une copie de l’accord en plein Parlement.

Sur des images diffusées par plusieurs médias iraniens, on voit un député mettre le feu à la bannière étoilée, en plein Parlement. Un autre député le rejoint et crie : "Nous avons brûlé l’accord sur le nucléaire !" Derrière, plusieurs personnes scandent "mort à l’Amérique".

Les dirigeants iraniens condamnent la décision du président américain d’abandonner l’accord sur le nucléaire iranien, et d’imposer des sanctions normalement suspendues dans le cadre du traité signé en juillet 2015 à Vienne. Avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, Téhéran s’était mis d’accord avec la France, le Royaume-Uni, la Russie et l’Allemagne, la Chine et les États-Unis pour limiter son programme nucléaire.

Fréquemment brûlé sur son propre sol, le drapeau américain est souvent enflammé à l’étranger depuis une quarantaine d’années. Les premiers cas médiatisés de drapeaux brûlés remontent à 1979, lors de la crise des otages américains en Iran. Le drapeau américain est traditionnellement incendié par des manifestants tous les ans pour célébrer cette prise d’otage. Dans les manifestations anti-américaines en Palestine, au Pakistan, en Russie et en Afghanistan, le drapeau de Donald Trump finit ainsi régulièrement en cendres.

Quelque temps après son élection, le président américain avait voulu interdire et punir d’une peine d’emprisonnement le fait de brûler le drapeau américain : "Personne ne devrait être autorisé à brûler le drapeau américain. S’ils le font, il doit y avoir des conséquences : peut-être la perte de la citoyenneté ou de la prison !"

Aux États-Unis, brûler la bannière étoilée est autorisé au nom de la liberté d’expression. En revanche, en France, détruire le drapeau tricolore est illégal : les peines peuvent aller jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende.