Sexisme : Tex n'a pas changé et dénonce "la nouvelle génération des mecs dominés"

"Je l’ai vue la nouvelle génération, les mecs dominés. Ils font la vaisselle et quand leurs femmes rentrent du travail, elles disent que c’est mal fait."

(© Frédéric Souloy/Getty Images)

En novembre 2017, l’animateur de France 2 Tex était remercié par sa direction après plus de dix-sept années passées à la présentation des Z’amours, l’une des émissions phares de l’heure du déjeuner sur le service public. En cause : une blague de mauvais goût, en plein mouvement #MeToo :

"Les gars, vous savez ce qu’on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois !"

Ci-gît, sur le plateau de C8, la carrière télévisuelle de Jean-Christophe Le Texier, dit "Tex", sacrifié sur l’autel du politiquement correct et de la dictature de l’égalité hommes-femmes... En effet, à l’entendre, Tex est un martyr. Peut-être s'est-il appuyé sur le fait que cette blague a été faite à plusieurs reprises dans les médias, et il y a environ deux ans par Pierre Bénichou dans Les Grosses Têtes, et qui, à l’époque, faisait rire tout le monde aux éclats.

En pleine période de prise de conscience avec #BalanceTonPorc, c’est le mot de trop. Tex est viré pour sa blague malgré le fait qu’il se soit excusé. Mais le tollé provoqué par ses mots ne l’a pas fait réfléchir et il n’a aucunement l’intention de revenir sur ses propos. Bien au contraire : celui qui réclame 1,20 million d’euros de dommages et intérêts à la boîte de production qui l’employait auparavant persiste, signe et va même plus loin.

"À l’école, ceux qui balançaient, on les chopait dans un coin et on leur pétait la gueule"

Interrogé par le journaliste Adrien Franque, qui réalisait son portrait pour le quotidien Libération, publié le 13 mai, Tex se plaint de l’époque actuelle, où les femmes domineraient les hommes :

"Dans les Z’amours, je l’ai vue la nouvelle génération, les mecs dominés. Ils font la vaisselle et quand leurs femmes rentrent du travail, elles disent que c’est mal fait. Je préfère nos vieux schémas qui étaient un peu simples."

Selon Tex, le mouvement Balance ton porc, c’est "la fin de 'notre' liberté" et l’entrée dans l’ère de la délation. "Balancer, ça veut dire trahir. On ne balance pas. À l’école, ceux qui balançaient, on les chopait dans un coin et on leur pétait la gueule", explique l’humoriste en tentant de s’ériger en ardent défenseur des personnes âgées, qui seraient, selon lui, friandes de son humour :

"Moi, je sers une autre génération. Faut avoir honte de faire rire les gens de 65 ans ? Cette génération, elle a plus le droit de vivre ? Moi, je n’ai pas honte, je les ai servis pendant des années. C’est à eux que je manque."

Tex a également pris un sacré melon. "J’ai fait 5 000 représentations. T’imagines le char d’assaut de l’humour ?", demande-t-il à son intervieweur de Libé. On a également le bonheur d’apprendre qu’il sort un livre dans la collection WC Book, Les blagues à Tex, Viré pour une blague ?… En voilà 300 !. De passage dans les locaux de Konbini il y a peu, Guillaume Meurice avait déjà tout dit à propos des ambitions littéraires du trublion maudit :