Texas : le maire de Houston veut interdire une "maison close" de robots

Presque comme dans Westworld.

(© Nicolò Campo/LightRocket via Getty Images)

Certaines parties du Texas feraient d’excellents décors pour Westworld. Dans cette série d’anticipation dystopique, les visiteurs d’un parc d’attractions paient des fortunes pour revivre le frisson de la conquête de l’Ouest, le tout entouré de robots à leurs services.

La ville de Houston, sa capitale, a failli se rapprocher encore un peu plus de cette fiction. C’est en tout cas ce que nombre de ses habitants ont pu penser en ouvrant la presse locale fin septembre.

Plusieurs journaux alertaient en effet sur l’ouverture d’une "maison close" de robots. Mercredi 3 octobre, le conseil municipal de la ville a finalement fait passer un décret empêchant l’ouverture dudit bordel. "Houston, c’est pas Sin City", s’est emporté l’un des adjoints de la capitale.

En réalité, ce n’est pas exactement ce qui était en jeu. L’entreprise canadienne KinkySdollS qui se targue de fabriquer des poupées sexuelles dotées "d’intelligence artificielle" voulait s’implanter au Texas pour étendre son commerce. Afin d’être sûr d’avoir bien dépensé son argent – un peu plus de 2 500 euros pour le modèle de base – KinkySdollS propose à ses clients d’essayer la marchandise.

Les médias texans ont tôt fait de conclure qu’il s’agissait d’un bordel – une accusation dont l’un des fondateurs de l’entreprise canadienne s’est défendue dans les colonnes du Toronto Sun : "Nous ne sommes pas une maison close […]. Nous sommes un magasin, nous sommes là pour vendre des poupées", a-t-il ajouté. D’un autre côté, il pourra se féliciter pour ce très joli coup de pub.

En février dernier, une véritable maison close de poupées sexuelles ouvrait à Paris. Après une fermeture fin août, elle a réouvert il y a une quinzaine de jours dans le quartier Nation.