Pendant ce temps-là, sur Twitter, Donald Trump menace l'Iran EN LETTRES MAJUSCULES

Alors qu'en France, tous les yeux sont rivés sur l'affaire Benalla, outre-Atlantique, Donald Trump continue de TWITTER.

© Gage Skidmore via Flickr

Depuis que Donald Trump s'est réconcilié avec son meilleur ennemi Kim Jong-un, cible préférée de ses invectives sur Twitter, il fallait une nouvelle source de joute verbale au président américain. Et il semble l'avoir trouvée en la personne d'Hassan Rohani, avec qui il s'écharpe depuis plusieurs mois au sujet de l'accord sur le nucléaire iranien.

Dimanche 22 juillet, le chef d'État américain s'est connecté sur son réseau social préféré et a adressé un message de menace en lettres capitales à son homologue iranien. Une réponse aux déclarations, belliqueuses, elles aussi, proférées par Hassan Rohani, la veille.

Lors d'une réunion, ce dernier avait notamment déclaré : "Le pouvoir de l'Iran est dissuasif et nous ne sommes en conflit ou en guerre avec personne, mais nos ennemis doivent bien comprendre qu'une guerre avec l'Iran est mère de toutes les guerres et la paix avec l'Iran est mère de toutes les paix". Avant d'ajouter : "Nous n'avons jamais été intimidés et nous répondrons à la menace par la menace."

Un message reçu cinq sur cinq par Donald Trump, qui ne l'entend clairement pas de cette oreille. Il s'est empressé de twitter, expliquant EN MAJUSCULES, qu'il ne comptait recevoir aucune menace de la part de l'Iran : 

"Au Président iranien Rohani : NE MENACEZ PLUS JAMAIS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES QUE TRÈS PEU AU COURS DE L’HISTOIRE ONT CONNU AUPARAVANT.

NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI SUPPORTE VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. FAITES ATTENTION ! 

SOYEZ PRUDENTS !"

Interrogé en 2014 par Slate, le directeur du département de typographie et de communication graphique à l’Université de Reading, Paul Luna, expliquait l'usage des majuscules ainsi : "Les capitales offrent une visibilité maximale dans un espace donné. LES CAPITALES REMPLISSENT L’ESPACE, il y a donc le sentiment que ce message écrase tout le reste". Une volonté qui semble plutôt coller au caractère du célèbre ancien magnat de l'immobilier.