Un ballon géant à l’effigie d’un Donald Trump en couche-culotte va flotter au-dessus de Londres

"Laissons voler le bébé Trump !"

"Donald Trump est un gros bébé enragé, avec un ego fragile" : une pétition signée par près de 10 000 personnes réclamait l’autorisation de faire voler un ballon géant à l’effigie de Donald Trump en couche-culotte au-dessus de Londres, lors de sa visite au Royaume-Uni le 13 juillet.

Dans un court plaidoyer intitulé "Laissez voler le bébé Trump !", ses signataires interpellaient directement le maire de la capitale, Sadiq Khan, afin qu’il autorise un tel happening :

"Nous avons besoin de l’autorisation du maire de Londres pour que le bébé Trump vole au-dessus du Parlement."

https://www.flickr.com/photos/statephotos/30695146375

Vendredi 6 juillet, CNN rapporte que Sadiq Khan autorise l’organisation d’un tel événement.

"Le maire soutient les rassemblements pacifiques et comprend qu’ils peuvent prendre beaucoup de formes différentes. Les agents municipaux ont rencontré les organisateurs et ils les ont autorisés a utilisé les jardins du Parlement comme point d’amarrage pour le dirigeable."

Haut de 6 mètres de long — l’équivalent d’une maison de deux étages — le "bébé Trump" gonflable flottera donc à 30 mètres de hauteur au-dessus du Parlement vendredi prochain, lors de la visite du 45e président des États-Unis. À noter que le gros ballon gonflable jouit déjà d’une solide popularité outre-Manche. Le compte Twitter parodique de @TrumpBabyUK frôle les 10 000 abonnés : "Je suis un gros bébé gonflable de 6 mètres de haut avec des mains minuscules. Aidez-moi à voler."

Le ballon orange volera donc deux heures le vendredi 13 juillet alors que se déroulera simultanément une marche pour "stopper Trump" dans le centre de Londres. La création de l’énorme dirigeable a été financée grâce à une campagne participative qui a permis de réunir 21 275 livres (soit environ 24 000 euros).

Nul doute que la présence du dirigeable ne devrait rien arranger aux relations entre le maire de Londres et le président des États-Unis. Les deux responsables politiques sont en effet connus pour s’invectiver régulièrement sur Twitter.

"Excuse pathétique du maire de Londres, Sadiq Khan, qui a dû trouver une explication rapide à sa déclaration 'Pas de raison de s’alarmer !' Les médias traditionnels travaillent dur pour vendre cette version," avait-il twitté quelques jours après l’attentat qui avait frappé la capitale en juin 2017.

De son côté, Sadiq Khan n’a pas hésité à faire savoir qu’il ne souhaitait pas recevoir le président des États-Unis à plusieurs reprises.

"Il est de plus en plus clair que le président Trump n’est pas le bienvenu au Royaume-Uni."

Voilà qui cristallise encore un peu plus les attentes autour de cette visite qui doit durer trois jours et durant laquelle Donald Trump doit rencontrer la première ministre Theresa May et la reine Elizabeth II.