Un leader d’extrême droite espagnol comme nouveau mentor de Manuel Valls ? Son entourage dément

"Il s’agit de mensonges" : contacté par Konbini news, l’entourage de Manuel Valls assure qu’il n’a pas choisi comme directeur de campagne le très controversé Josep Ramon Bosch.

(© Briand/Wikipedia/CC)

Depuis plusieurs mois, une rumeur prend de l’ampleur : Manuel Valls serait prêt à se lancer dans la course pour prendre la tête de la mairie de Barcelone, et il serait en train de former son équipe de conseillers.

Jeudi 11 juillet, une information selon laquelle le nouveau bras droit de l’ancien maire d’Évry serait le très controversé Josep Ramon Bosch a commencé à circuler. Le site espagnol et francophone Equinox l’a annoncée en titrant : "M. Valls choisit un leader d’extrême-droite pour préparer sa campagne à Barcelone".

Qualifié de "puissant, influent mais sulfureux" par Equinox, Josep Ramon Bosch est mis en cause pour sa proximité avec les milieux d’extrême droite espagnols. En 2015, Jordi Borràs, écrivain et spécialiste de l’extrême droite, l’accusait dans son ouvrage Desmuntant Societat Civil Catalana d’avoir créé un faux profil Facebook dans le but d’adresser des menaces de mort à des journalistes et des opposants politiques, mais également d’avoir été à l’origine d’une chaîne YouTube diffusant des contenus néonazis.

Ces révélations l’avaient poussé à démissionner de la présidence de l’association Société civile catalane, mais l’affaire des vidéos néonazies n’avait jamais été jugée, "pour cause de prescription", selon ses propres dires.

L’entourage de Manuel Valls dément

M. Ramon Bosch a déclaré qu’il n’était "ni mentor, ni directeur de cabinet". Même son de cloche du côté de l’entourage de Manuel Valls, pour qui l’information serait erronée. Contacté par Konbini news, l’entourage de l’ancien Premier ministre assure qu’il n’a "pas de directeur de campagne puisqu’il n’a pas encore pris sa décision sur une éventuelle candidature à la mairie de Barcelone". Toutefois, il ne nie pas que les deux hommes "se connai[ssent] bien" :

"Il connaît bien Ramon Bosch, qui a été fondateur et président de la Société civile catalane. La SCC a mobilisé la société catalane, le monde de la culture, les entrepreneurs et les formations politiques opposées à l’indépendance.

Le 8 octobre dernier, ils étaient avec des centaines de milliers de personnes dans la rue, en présence notamment du prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa et de Josep Borrell, ex-président socialiste du Parlement européen et actuel ministre des Affaires étrangères de Pedro Sánchez, deux franquistes bien connus…"

Pour ce proche du député de la 1ère circonscription de l’Essonne, il y a une volonté de dénigrer Manuel Valls, pour porter atteinte à son projet politique :

"Les indépendantistes essaient par tous les moyens de discréditer ceux et celles qui s’opposent à leur projet séparatiste, accusés alors d’être des 'franquistes'.

Un soi-disant journaliste, Jordi Borràs […], lance sur les réseaux sociaux ce type d’accusations et d’insultes sans aucune preuve. En l’occurrence, concernant Ramon Bosch, il s’agit de mensonges."

Et de conclure : "Personne ne doit se laisser impressionner par ces intimidations." En avril dernier, Manuel Valls avait accepté de répondre à nos questions, évoquant l’après-Matignon et ses ambitions politiques :