Une bouteille en plastique vieille de 47 ans s’échoue sur les côtes britanniques

La bouteille de liquide vaisselle flottait dans l’océan depuis au moins le début des années 1970.

Dans le temps, on rêvait de trouver sur la plage une bouteille qui aurait bravé le temps et les éléments pour délivrer un message jeté à la mer par un inconnu. Aujourd’hui, il est extrêmement courant de tomber sur des bouteilles échouées dans le sable, mais elles sont en plastique et le seul message qu’elles charrient est un rappel de la pollution endémique des océans.

Jeudi 4 octobre, les garde-côtes d’une plage de Burnham, dans le sud-ouest de l’Angleterre, ont fait une découverte effarante : ils ont ramassé une bouteille en plastique vieille de près de 50 ans, comme ils l’ont expliqué dans un long post sur leur page Facebook.

Ils ont pu déterminer l’âge de la bouteille avec certitude, grâce à ses inscriptions colorées quasi intactes. On peut y lire "4D off", ce qui fait référence à une réduction en "pence", une unité décimale abandonnée en 1971 par le Royaume-Uni.

Dans les océans, 70 % des déchets sont en plastique

Cette bouteille de la marque Fairy a été retrouvée sur la plage après une marée haute qui a charrié beaucoup de déchets naturels, comme des bouts de bois ou des coquillages, mais aussi beaucoup d’objets fabriqués par l’homme.

Confrontés quasi quotidiennement à ce "fléau des temps modernes", les garde-côtes en ont profité pour rappeler que l’on peut tous agir :

"S’il est difficile de réduire notre consommation quotidienne de plastique parce qu’il y en a dans beaucoup de produits de grande consommation, il y a de petits gestes simples à adopter, comme jeter ses déchets à la poubelle (en particulier à la plage) ou faire attention à ce que l’on jette dans les toilettes – en particulier les cotons-tiges, qui sont à prescrire."

Comme le rappelle CNN, 70 % des déchets présents dans l’océan sont en plastique. Il faut compter environ 450 ans pour qu’une bouteille se dissolve dans l’eau, ce qui est loin de résoudre le problème puisque cette dissolution entraîne une pollution aux particules fines dont on est encore loin de mesurer les effets.

Depuis le 5 juin, le Franco-Américain Benoît Lecomte parcourt les océans à la nage pour alerter sur la pollution de l’eau et prélever des échantillons, afin de constituer une base de données sur les particules de plastique.