Vélib' : une trentaine de salariés grévistes licenciés

Vélibgate, épisode 1 252.

Il n’y a pas que les usagers qui en ont après le nouveau prestataire chargé de faire tourner la machine Vélib' en région parisienne. Plusieurs salariés de Smovengo (qui a pris la suite de JCDecaux) sont en grève depuis près de deux mois.

Une trentaine d’entre eux se sont vus notifier leur licenciement. "C’est une nouvelle étape dans la politique du pire" dénoncent les syndicats Sud et CGT dans un communiqué conjoint qui évoque un licenciement "pour fait de grève."

Dimanche 10 juin, l’AFP titrait sur l’arrivée des "premières lettres de licenciement", ce qui laisserait entendre qu’une nouvelle vague de départs pourrait se produire.

De son côté la société Smovengo évoque un licenciement "pour faute grave" ainsi qu’un "manque de professionnalisme et de loyauté certain", comme le rapporte Le Monde.

Les agents de Smovengo sont en grève depuis le 17 avril dernier pour réclamer de meilleures conditions de travail. Selon Libération, ils attendent "une révision de la grille de salaires, notamment pour le personnel qui travaille la nuit, ainsi qu’une meilleure gestion des plannings, et des modifications au niveau des paniers repas."

Convoqués lundi dernier pour des entretiens individuels, plusieurs agents ont choisi de boycotter ce rendez-vous arguant qu’ils souhaitaient être reçus collectivement, comme le rapporte France Info.

Pour justifier ces limogeages, la société Smovengo s’appuie sur une décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris du 14 mai. Ce dernier avait jugé la grève illicite faute de préavis. Toutefois il n’avait pas pour autant ordonné aux salariés de reprendre le travail, estimant qu’ils étaient de "bonne foi."

Parallèlement l’entreprise s’est engagée à retirer les nombreux Vélib' bloqués en station, pour les réparer. À noter qu’à défaut d’avoir des agents mobilisés, Smovengo encourage les usagers à l’aider en signalant les vélos abandonnés ou mal restitués.

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