Vietnam : les autorités veulent stopper la consommation de viande de chien à Hanoï

Parce que cela ternirait l’image du pays.

(c) Andrew Holbrooke /Corbis via Getty Images

Hanoï, ses marchés, ses scooters... et ses spécialités canines. Dans la ville, comme ailleurs au Vietnam, il est possible de consommer du chien et même du chat, rôtis par exemple. Une pratique qui devient pourtant de moins en moins compatible avec l'image de marque que la capitale du pays veut se donner, selon les autorités vietnamiennes. 

Aussi le Comité populaire de Hanoï a-t-il enjoint ses habitants à arrêter de consommer la viande de chien et de chat pour ne pas trop rebuter ses visiteurs, comme le rapporte RTL : "Le commerce, le meurtre et la consommation de viande de chien ont suscité des réactions négatives chez les touristes et expatriés vivant à Hanoï."

Selon l’agence Associated Press, la viande de chien est un met plébiscité par les Vietnamiens, censée renforcer l’endurance de celle ou celui qui le consomme.

Empêcher la propagation de la rage

La consigne ne s’applique pour le moment qu’à Hanoï où il y aurait près de 500 000 chiens et chats — dont 10 % élevés à des fins commerciales. S’il s’agit d’en faire une "capitale civilisée et moderne", il y a aussi derrière cette mesure un enjeu de santé publique.

Selon RTL, 3 personnes sont mortes de la rage dans la ville depuis le début de l’année 2018 et deux autres ont été contaminées. Ce plan s’inscrit donc dans un objectif plus large d’éradication complète de la rage dans le pays d’ici 2021.

L’année dernière, Taïwan devenait le premier pays d’Asie à interdire la consommation de chiens et de chats. Mais dans d’autres pays voisins, cette pratique est encore courante. En Chine par exemple, des milliers de chiens sont tués chaque année pour leur viande au Festival de Yulin.