Bonne nouvelle : le nombre d’excisions a fortement reculé en Afrique

Un recul encourageant, qu’il faut appuyer par des politiques de prévention.

(© Photo : Georges Gobet/AFP)

Mardi 6 novembre, la revue British medical journal a publié une étude présentant des chiffres encourageants au sujet de l’excision dans le monde. Ces derniers montrent que cette pratique consistant à mutiler les parties génitales féminines, par l’ablation d’une partie du clitoris ou de l’organe en entier, est en baisse.

L’étude des cas de plus de 208 000 enfants âgées de 0 à 14 ans et issues de 29 pays (dont 27 situés en Afrique et deux au Moyen-Orient), entre 1990 et 2017, a permis d’établir ces statistiques. Ce sont les mères qui ont déclaré si elles avaient fait exciser leurs filles, rapporte Le Monde.

Au Soudan et en Égypte, le taux de mutilation génitale féminine est ainsi passé de 57,7 % en 1990 à 14,1 % en 2015. En Afrique de l’Est, ce taux a enregistré une baisse drastique, passant de 71,4 % en 1995 à 8 % en 2016. Les auteurs de l’étude encouragent donc le développement de politiques publiques et demandent aux gouvernements et institutions de développer la prévention, en débloquant les moyens et ressources nécessaires.

Danielle Mérian est présidente de l’association SOS Africaines en danger, qu’elle a créée en apprenant l’existence de l’excision, à l’âge de 75 ans. Elle a un projet pour informer les populations locales sur les risques des mutilations sexuelles sur les jeunes filles, dans le but de faire disparaître ces pratiques. Elle souhaite ainsi mettre en place des bus qui circuleront dans une dizaine de pays pendant cinq ans, afin de servir de dispensaires et de lieux d’information.