Tuerie de Pittsburgh : Pharrell Williams recadre Trump pour avoir utilisé "Happy" lors d’un meeting

"Il n’y a rien de joyeux dans la tragédie infligée à notre pays", a écrit le chanteur.

© Tibrina Hobson/WireImage

Samedi 27 octobre, onze personnes ont perdu la vie dans une tuerie de masse dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Le même jour, le président américain Donald Trump, en campagne pour les midterms, tenait un meeting politique dans l’Indiana.

Dans une lettre, publiée sur Twitter par le journaliste du Hollywood Reporter Eriq Gardner, le chanteur mondialement connu a fait savoir par le biais de ses avocats qu’il ne souhaitait pas que son titre soit utilisé dans ces circonstances :

"Le jour où un 'nationaliste' dérangé a fait perdre la vie à onze personnes dans une tuerie de masse, vous avez passé le morceau ‘Happy’ à la foule qui assistait à votre meeting politique dans l’Indiana."

"Il n’y a rien de ‘joyeux’ dans la tragédie infligée à notre pays samedi et nous n’avons pas donné notre permission pour l’utilisation de ce titre à cet effet", poursuit le courrier avant de rappeler qu’il s’agit d’une violation des droits d’auteur, une infraction punie par la loi.

Récemment, le chanteur du groupe Aerosmith, Steven Tyler, s’était lui aussi opposé à ce que le chef d’État utilise ses chansons sans permission, précisant pour sa part que cela n’avait "rien à voir avec l’affrontement entre les démocrates et les républicains". Ce dernier avait expliqué :

"Je ne laisse personne utiliser mes chansons sans ma permission. Ma musique sert à défendre des causes, pas à être jouée lors de campagnes politiques ou de meetings. Mon combat pour protéger les droits des auteurs et des paroliers remonte à bien avant l’entrée en fonction de ce gouvernement."