"Putain de blocage du 17 novembre" : le coup de gueule d’un père pour sauver la planète

"Va te faire foutre avec ton putain de blocage du 17 novembre."

"Je mate une p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e vidéo de WWF qui explique qu’on a dézingué 60 % des espèces animales en 40 ans à côté de mon fils qui tripe sur son bouquin T’Choupi au Zoo et je reçois une 126e p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶' invitation pour ce fameux p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e 'Blocage du 17 Novembre'. "

Ça a commencé comme un coup de gueule. Un coup de gueule qui devait rester confidentiel posté sur la page Facebook d’Anthony Hamon après une "prise de tête" avec un ami au sujet du "fameux p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e 'Blocage du 17 novembre'", comme il le raconte dans le détail au Huffington Post. Pour celles et ceux qui seraient passé·e·s à côté, c’est un appel à bloquer le pays pour protester contre la hausse des prix du carburant.

L’appel à mettre des gilets jaunes et à occuper les routes de France prend de l’ampleur, d’autant que les opérations escargots ont déjà commencé lundi 5 novembre.

Le texte d’Anthony Hamon aussi. Un peu moins d’une semaine après qu'il a été posté, il a été partagé et liké des dizaines de milliers de fois.

"Ça te 'révolte' de payer ton litre de diesel plus cher qu’avant… ? Et parce que tu payes ton p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e diesel plus cher tu veux nous bloquer le pays… ? Mais t’as absolument RIEN compris mon gars sérieux.
En gros, je te fais un dessin, ce p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e 'Blocage du 17 novembre' est aussi stupide que si les parents des gamins handicapés par le p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e glyphosate Monsanto manifestaient dans la rue contre l’augmentation du prix des produits Bayer."

En substance, il déplore qu’une partie de la population ne se concentre pas sur les vrais problèmes et en particulier le réchauffement climatique : "Y’a pas une journée qui passe sans un tsunami, un tremblement de terre ou un p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶' ouragan. Et y’a pas UN SEUL p̶u̶t̶a̶i̶n̶ ̶d̶e blocage de la planète pour ça. Pas un", constate-t-il, amer.

Très surpris des répercussions de son statut Facebook, il a tenu à clarifier son message dans les colonnes du Huffington Post, insistant sur le fait qu’il ne condamne personne :

"L’unique message est que je trouve, personnellement, triste que l’élément déclencheur d’un blocage national soit le prix de l’essence. Basta. Alors qu’il y a des causes comme le réchauffement climatique ou les migrants qui me semblent plus nobles pour la société."

La bonne nouvelle reste que le sujet semble intéresser.