Robin d’Angelo a infiltré le milieu du cinéma pour adultes pendant un an. Hugo Clément l’a rencontré

“Moi, j’ai assisté à une scène où l’actrice dit non à certaines pratiques et le producteur insiste. […] Elle dit non, elle dit non, puis finalement se laisse convaincre. Et malgré tout, elle sait qu’elle est obligée.”

“Les actrices n’ont pas forcément le pouvoir de dire non” : Robin d’Angelo a réalisé pendant un an une immersion au cœur du porno amateur français. Il publie aujourd’hui Judy, Lola, Sofia et moi aux éditions Goutte d’or. Hugo Clément l’a rencontré.

Ensemble, ils reviennent sur ce qu’a découvert le journaliste, pointant du doigt la question du consentement et du cynisme des producteurs. Ils évoquent également le parcours de ces actrices “souvent exposées à des troubles psys assez lourds” et questionnent la précarisation du métier pour les femmes, notamment l’absence de contrat de droit à l’image. “Le porno est un vrai révélateur du double standard entre hommes et femmes”, explique Robin d’Angelo.